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Thabor et Tête d’Or : deux jardins Bühler aux trajectoires différentes

Clémence Le Gac-Marchand 3 min de lecture

Le Thabor à Rennes et le parc de la Tête d’Or à Lyon ont été imaginés par les frères Eugène et Denis Bühler, à quelques années d’intervalle. Mais leurs évolutions diffèrent, selon rennes-infos-autrement.fr. Lyon prépare une charte destinée à orienter l’avenir de son parc pendant au moins vingt ans, tandis que le Thabor fait surtout l’objet d’un entretien courant et d’interventions ponctuelles.

La comparaison a ses limites. Le parc de la Tête d’Or dépasse la centaine d’hectares et reçoit environ 7 millions de visiteurs chaque année. Le Thabor occupe, lui, une dizaine d’hectares. Les deux parcs posent néanmoins la question de la conservation du patrimoine paysager créé par les Bühler au XIXe siècle.

À Lyon, une stratégie pour le patrimoine et le climat

À Lyon, la future charte associe patrimoine, biodiversité, usages du parc et adaptation au changement climatique. Paysagistes, architectes du patrimoine, écologues, botanistes, associations et habitants ont participé à la réflexion. La ville doit notamment composer avec les canicules, les pluies violentes, la baisse du niveau du lac et le vieillissement des végétaux.

Plus de 3 000 arbres ont été abattus en vingt-quatre ans dans le parc lyonnais, selon la plaquette citée par le média. Les nouvelles plantations doivent être plus résistantes au climat à venir.

Les serres de la Tête d’Or, construites entre 1897 et 1902, ont aussi connu une période de dégradation. Certaines ont fermé dès 2006 et près de 20 % de leurs collections végétales ont été perdues en une quinzaine d’années. Une campagne de dons a été lancée en novembre 2024, avant le début d’une première tranche de travaux en juin 2025. Le projet a été retenu par la Mission Patrimoine en septembre 2025.

Au Thabor, des restaurations mais pas de projet global

À Rennes, les serres du Thabor vieillissent, tandis que certaines fontaines, sculptures et la grotte pourraient retrouver davantage de lustre, estime rennes-infos-autrement.fr. Le renouvellement du patrimoine arboré est également soulevé face au vieillissement des arbres et au changement climatique.

Le média souligne toutefois plusieurs réalisations : la roseraie, la modernisation des jeux pour enfants, le café et la restauration de la colonne Vanneau-Papu. Il estime cependant que ces actions restent successives, sans projet global réunissant les dimensions historiques, végétales, architecturales et d’usage du parc.

À Lyon, le Chalet du Parc, abandonné depuis 2013, doit rouvrir vendredi 18 septembre 2026 après un chantier engagé en avril 2025. Le site de 1 700 m² doit accueillir notamment un restaurant, un bar, des expositions et des activités consacrées à l’environnement.

Source : rennes-infos-autrement.fr

Clémence Le Gac-Marchand

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