Près de Rennes, l’armement des polices municipales fait débat
Autour de Rennes, les communes font des choix différents pour l’équipement de leurs policiers municipaux. Chantepie a voté leur armement en juin. À Vern-sur-Seiche, la réflexion est engagée depuis cet été. Rennes refuse pour l’instant les armes létales, rapporte letelegramme.fr.
Ce débat s’inscrit dans un paysage déjà contrasté : la police municipale de Saint-Grégoire est armée depuis 2017, celle de Cesson-Sévigné depuis 1978. À Cesson-Sévigné, les neuf agents disposent de revolvers Ruger.
À Chantepie, un argument pour recruter
L’armement figurait dans le programme du maire de Chantepie, Grégoire Le Blond. En juin, le conseil municipal a voté une première enveloppe de 12 500 euros pour acheter les armes et aménager une armurerie. S’y ajoutent 7 500 euros pour la formation initiale et 2 500 euros par an pour la formation continue.
La municipalité considère cet équipement comme un levier de recrutement. L’opposition dénonce, elle, l’absence de débat et défend la possibilité d’assurer les missions de tranquillité publique sans arme.
À Vern-sur-Seiche, deux approches de la prévention
À Vern-sur-Seiche, le maire Stéphane Labbé souhaite une concertation avec le conseil municipal pour parvenir à un consensus. Il explique sa position par la violence à Rennes, dont il estime qu’elle gagne les communes voisines. Il cite notamment 35 cambriolages d’habitations en août 2026 et présente l’arme comme un outil de prévention et de persuasion.
Dans l’opposition, Sonia Arena, du groupe d’union de la gauche, privilégie le recrutement d’un médiateur de rue. Elle estime que l’armement ne répond pas aux difficultés locales, notamment les violences intrafamiliales, l’usage de stupéfiants et la délinquance routière.
Placée sous l’autorité du maire, la police municipale intervient principalement sur les règlements locaux et la tranquillité publique, sans compétences judiciaires. L’accès à une arme impose une formation préalable, dont 12 heures sur le cadre juridique, puis une à deux séances de tir obligatoires chaque année.
À Rennes, les 115 policiers municipaux disposent de pistolets à impulsion électrique, de bombes lacrymogènes et de matraques.
Source : letelegramme.fr
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