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Lycées fermés à Rennes : pourquoi les cours à distance peinent à se mettre en place

Clémence Le Gac-Marchand 2 min de lecture
Lycées fermés à Rennes : pourquoi les cours à distance peinent à se mettre en place

Depuis la fermeture de nombreux lycées à Rennes en raison des mouvements de blocage, la continuité pédagogique annoncée par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, semble restée lettre morte. Ce mercredi 7 octobre 2026, la réalité du terrain confirme un constat partagé par de nombreux lycéens : les cours en distanciel sont quasi inexistants, selon 20minutes.fr.

Une organisation pédagogique en suspens

Au lycée Descartes, comme dans d’autres établissements rennais, les élèves ne reçoivent que peu de consignes. La majorité se limite à quelques messages sur Pronote incitant aux révisions personnelles. Lorsqu’une tentative de cours en visioconférence est organisée, elle tourne court ou est perturbée par des intrusions extérieures non autorisées. Ce phénomène, qualifié par les lycéens de e-blocus, illustre la fragilité du dispositif.

Une opposition du corps enseignant

Le manque de cours à distance s’explique en partie par le positionnement des enseignants. Plusieurs professeurs refusent de mettre en place ce format, qu’ils perçoivent comme une mesure visant à affaiblir la mobilisation lycéenne. Philippe Melaine, enseignant et membre du syndicat Snes-FSU, souligne une opposition de fond à ce modèle : « Le distanciel, ça ne marche pas ».

De son côté, Matthieu Mahéo, professeur à Bruz, dénonce un effet d’annonce. Pour lui comme pour une partie de ses collègues, l’improvisation forcée par les fermetures soudaines rend toute alternative pédagogique inefficace. Olivier Beaufrère, secrétaire national du SNPDEN, reconnaît lui-même la difficulté technique de basculer l’intégralité de l’emploi du temps en format numérique. À dix jours des vacances scolaires, la question de la continuité des apprentissages reste donc en suspens, alors que les priorités des élèves et des enseignants convergent davantage vers la résolution du conflit social que vers la reprise des cours.

Source : 20minutes.fr

Clémence Le Gac-Marchand

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