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Stellantis Rennes-La Janais : la CFDT alerte sur l’avenir des salariés

Clémence Le Gac-Marchand 2 min de lecture

Les salariés de l’usine Stellantis Rennes-La Janais, au sud de Rennes, sont inquiets depuis l’annonce d’un projet de partenariat avec le constructeur chinois Dongfeng. Selon syndicalismehebdo.fr, le groupe a évoqué fin mai un partage du dispositif industriel rennais, après des discussions portant sur la vente ou le partage de quatre sites européens.

Le site emploie 2 000 salariés et produit la Citroën C5 Aircross. La CFDT indique que l’usine fabrique environ 85 000 véhicules par an, pour une capacité de 140 000 véhicules. Cette activité réduite entraîne déjà des arrêts de production et du chômage partiel, selon le syndicat.

Un partenariat jugé nécessaire, mais sous conditions

Pour la CFDT, l’arrivée d’un partenaire peut aider à préserver l’activité du site. Le syndicat estime qu’un autre véhicule doit être confié à La Janais pour 2028. Un modèle de la marque Voyah est annoncé comme complément de charge, mais son arrivée n’est attendue qu’en 2028 ou 2029.

Cette échéance inquiète particulièrement les représentants du personnel. L’accord collectif d’activité partielle de longue durée, qui permet de réduire temporairement l’activité, se termine fin juillet 2027. La CFDT redoute donc une période sans solution entre la fin de cet accord et l’arrivée d’une nouvelle production.

Le syndicat demande aussi que les contrats de travail restent rattachés à Stellantis Auto SAS. La direction du groupe conserverait 51 % du capital de la coentreprise envisagée avec Dongfeng, mais la CFDT craint un transfert des contrats vers cette nouvelle structure. Elle estime que les salariés pourraient alors perdre une partie de leurs garanties collectives et de leur capacité de négociation.

Emploi, fournisseurs et conditions de travail

La CFDT réclame des garanties sur l’emploi, les droits sociaux et le maintien des savoir-faire. Elle demande également un taux d’intégration des fournisseurs de 80 %. Le syndicat alerte sur les conséquences possibles pour les sous-traitants du site.

Les conditions de travail et la situation des salariés seniors sont aussi soulevées dans l’usine, selon syndicalismehebdo.fr. Soutenue par la fédération CFDT de la métallurgie et la CFDT Bretagne, la section locale a contacté un avocat et demandé l’ouverture d’une négociation sur le dialogue social lié au projet.

Source : syndicalismehebdo.fr

Clémence Le Gac-Marchand

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