À Rennes, l’école Sonia-Delaunay prépare une rentrée sous tension
À Rennes, l’école Sonia-Delaunay, dans le quartier de Beauregard, aborde la rentrée dans un climat difficile. Selon letelegramme.fr, l’année scolaire écoulée a été marquée par trois affaires de violences sexuelles, des plaintes et une forte défiance entre des parents d’élèves et la direction de l’établissement.
La première affaire mentionnée par le journal remonte à 2023. Un élève de grande section avait confié à sa mère avoir subi un viol dans les sanitaires de l’école. La directrice n’avait alors pas procédé à un signalement auprès du procureur, en invoquant le manque de précision des faits. Après une nouvelle affaire survenue en décembre 2025, les parents de l’enfant de maternelle ont déposé plainte contre X pour viol et alerté la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale d’Ille-et-Vilaine. Le directeur académique a ensuite saisi la justice via l’article 40, et le procureur a ouvert une enquête.
Réunions dès la semaine de la rentrée
En décembre 2025, l’école avait aussi été concernée par un cas de violences sexuelles présumées entre élèves. Une information préoccupante avait été déclenchée par la directrice et l’élève agresseur avait été transféré dans un autre établissement, selon letelegramme.fr.
Une troisième affaire a éclaté en juin 2026. Elle concerne un viol sur une enfant de trois ans. Un animateur périscolaire est soupçonné et a été mis en retrait par les services de la Ville. Cette situation a entraîné l’arrêt maladie de la quasi-totalité de l’équipe encadrante de la garderie du soir. Fin juin, la Ville de Rennes a organisé une réunion de crise.
Pour cette rentrée, des échanges doivent avoir lieu dès cette semaine entre les représentants de parents d’élèves, la Ville, l’Éducation nationale et la direction de l’école. Les parents disent vouloir une rentrée dans un climat serein et constructif, tout en demandant des mesures concrètes de prévention et de protection.
Des attentes sur la prévention
Les parents souhaitent notamment la mise en œuvre effective du programme d’éducation à la vie affective et relationnelle. Ils demandent aussi que le programme Lanterne, proposé par les référents mineurs de l’Hôtel de police de Rennes, soit déployé dans les classes de maternelle dans les premiers mois de l’année scolaire.
Selon letelegramme.fr, la directrice est maintenue dans ses fonctions. Les services du rectorat mènent en parallèle une enquête administrative interne, tout en indiquant veiller à ne pas gêner le travail de la justice.
Source : letelegramme.fr
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