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Ouest-France : un plan d’économies prévoit la suppression de 156 postes

Clémence Le Gac-Marchand 2 min de lecture
Ouest-France : un plan d'économies prévoit la suppression de 156 postes

Le groupe Ouest-France, dont le siège est basé à Rennes, traverse une période de turbulences financières. Selon des informations transmises par les syndicats à l’AFP ce mercredi 23 septembre 2026, le quotidien prévoit la suppression de 156 postes, dont 116 au sein des rédactions. Ce projet s’inscrit dans un plan plus large baptisé « Efficience 2 », destiné à redresser les comptes du journal, déficitaire depuis cinq ans avec une perte nette de 8,9 millions d’euros en 2025.

Aucun licenciement sec annoncé

Le plan, présenté aux représentants du personnel le jeudi 17 septembre dernier lors d’un comité social et économique, ne devrait pas entraîner de licenciements. La direction privilégie le non-remplacement des départs à la retraite et la fin de certains CDD. L’objectif affiché est de réduire la masse salariale d’environ 10 % afin de réaliser une économie annuelle de 15 millions d’euros. La procédure d’information-consultation, qui a débuté mi-septembre, se poursuivra jusqu’au 17 novembre.

Le quotidien, qui reste le numéro un des ventes nationales avec près de 600 000 exemplaires quotidiens en moyenne l’an dernier, subit de plein fouet l’érosion du papier, qui chute de 5 % à 6 % par an, ainsi qu’une baisse des revenus publicitaires. Cette situation inédite pour le journal inquiète les organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, SNJ). Celles-ci dénoncent un plan qui menace, selon elles, les conditions de travail, notamment avec la réduction prévue des effectifs de secrétariat et d’assistance de rédaction. Les syndicats craignent également les conséquences de réorganisations liées à l’usage de nouvelles technologies numériques.

La direction, qui a souhaité garder une communication interne durant cette phase de consultation, a toutefois insisté sur sa volonté de protéger les emplois permanents et d’éviter les plans sociaux observés ailleurs dans le secteur de la presse. De leur côté, les représentants du personnel ont appelé à la tenue d’assemblées générales pour discuter de ces mesures.

Source : 20minutes.fr

Clémence Le Gac-Marchand

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